L’activité volcanique en Islande est en grande partie liée à la divergence des plaques tectoniques américaine et eurasienne. C’est pourquoi elle se manifeste essentiellement le long de la dorsale médio-atlantique qui se dédouble en sa partie émergée. Ainsi trouve-t-on une première ceinture volcanique active d’axe sud-ouest/nord-est qui s’étend depuis la péninsule de Reykjanes jusqu’à la calotte glaciaire du Langjökull, et une seconde ceinture active, s’étendant depuis l’archipel des Vestmann au sud jusqu’à la calotte glaciaire du Vatnajökull au sud-est puis l’Öxárfjörður au nord. Généralement précédées par des tremblements de terre pouvant être détectés par les sismographes, les éruptions volcaniques peuvent néanmoins survenir contre toute attente. Si les éruptions effusives et leurs coulées de lave représentent un risque mineur, les éruptions explosives sont a contrario extrêmement dangereuses : - Elles peuvent s’accompagner de nuées ardentes, avec retombées de ponces et de gouttelettes d’acide (larmes de Pelé). La température de l’air est alors portée à plusieurs centaines de degrés, entraînant une combustion à distance ;
- De décharges électriques puissantes, notamment en cas d’éruption hydromagmatique ou phréatomagmatique (contacts eau/magma) ;
- D’effondrements entraînant des coulées pyroclastiques dévastatrices, dont la vitesse peut atteindre 400 km/h ;
- De projections de brèches et de bombes pouvant atteindre plusieurs centaines de kilos ;
- D’émanations de gaz toxiques ou mortels.
Cendres et aérosols projetés à plusieurs kilomètre d’altitude entrent en circulation dans la haute atmosphère. Ils gênent localement le trafic aérien et peuvent atteindre sous l’effet des vents et notamment des courants jets n’importe quelle partie du monde, entraînant alors des perturbations climatiques qui peuvent durer pendant plusieurs années (fissure éruptive de Lakagígar en 1783). Lorsqu’une éruption se produit sous la glace, ce qui arrive régulièrement en Islande, le magma est pulvérisé à son contact et se mélange à l’eau de fusion : - Si l’éruption se produit au niveau d’un glacier couvrant le sommet d’un strato-volcan (Snæfellsjökull, Eyjafjallajökull, ou Öræfajökull par exemple), le mélange ainsi obtenu peut-être évacué sous forme de lahars, c’est-à-dire de coulées de boues dévalant à grande vitesse les pentes abruptes du volcan depuis la zone de fusion.
- Si l’éruption se produit sous une calotte glaciaire (Vatnajökull ou Mýrdalsjökull), le mélange peut s’accumuler provisoirement dans une caldeira (Grímsvötn) avant de déborder et circuler sur plusieurs dizaines de kilomètres entre le socle rocheux et la calotte de glace jusqu’à gagner la zone de transfluence où les langues glaciaires succèdent à la calotte proprement dite. La pression du mélange devenant alors supérieure à la pression de la glace, la langue glaciaire se décolle, fonctionnant comme un clapet, et le mélange s’évacue dans la plaine alluviale sous la forme d’une crue cataclysmique extrêmement destructrice (crue du 5 novembre 1996 dans le Skeiðarársandur faisant suite à l´éruption de Gjálp du 30 septembre au 15 octobre 1996).
Mesures de protection : - Toujours porter un casque à proximité d’une éruption.
- Eviter les zones de retombée de cendres. Elles sont souvent frappées par la foudre et l’obscurité peut y devenir totale. Pris dans une averse de cendres, prendre le chemin le plus court en se dirigeant perpendiculairement au vent.
- Porter un masque anti-poussières. A défaut, placer un tissu humide contre le nez et la bouche.
- Rester dans une zone aérée en évitant de se rendre dans les zones basses, où les gaz mortels, difficiles à détecter et souvent inodores, peuvent s’être accumulés.
- Fermer les fenêtres placées dans l’axe de l’éruption et condamner l’ouverture de la cheminée afin d’éviter la pénétration des cendres.
Eruptions volcaniques: Katla, Mýrdalsjökull Consignes de sécurité pour les touristes
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