Séismes   

Un séisme est un mouvement vibratoire du sol généré le plus souvent par les mouvements des plaques tectoniques qui composent l’écorce terrestre. Ces mouvements de divergence ou de subduction des plaques se traduisent à une échelle plus fine par le jeu ou le rejeu de milliers de failles. Ces failles sont dites normales s’il y a mouvement d’extension et divergence des blocs que la faille sépare, inverses s’il y a mouvement de compression et chevauchement des blocs, et transformantes ou décrochantes s’il y a coulissage horizontal des blocs. 
Au côté de ces séismes d’origine tectonique, il faut mentionner la possibilité de séismes d’origine humaine, qu’ils soient artificiels (tirs de mines, explosions) ou induits (mise en eau de réservoirs, injections d’eau en profondeur, soutirage de gaz ou de pétrole, etc.), et de séismes naturels liés par exemple à l’activité volcanique et aux mouvements des langues glaciaires.

Magnitude et intensité

Tout mouvement vibratoire du sol se traduit par une magnitude et une intensité qu’il convient ici de distinguer :
• La magnitude d’un séisme est la mesure de l’énergie libérée au foyer de ce dernier (hypocentre microsismique). Elle se mesure sur l’échelle de Richter, fonction logarithmique sans limite théorique. Sur Terre, la magnitude maximale probable (autour de 10) est liée à la longueur maximale d'une faille susceptible d'être mise en jeu d'un seul coup et à la résistance de la lithosphère aux forces tectoniques.
• L’intensité d’un séisme correspond aux effets du séisme en surface : dommages et destructions, mais aussi bouleversements topographiques, dont l’ampleur et l´emprise spatiale dépendent non seulement de la magnitude et de la profondeur du foyer du séisme mais égalements d’effets de site (nature du terrain, hydrologie, relief, etc.) qui modifient la façon dont les ondes se transmettent en surface. Elle est évaluée via une grille d’analyse qui prend en compte les effets sur les personnes et sur les bâtiments : l’échelle EMS-98 (European Macroseismic Scale 1998)
• Malgré cette “intermédiation” des effets de site quant à la propagation des ondes sismiques en surface, il demeure une relation forte entre magnitude et intensité.

Effets induits en surface
Les séismes peuvent se traduire en surface par un certain nombre d’effets dont certains sont extrêmement destructeurs :
• La fréquence des vibrations du sol peut entrer en résonance avec celle des bâtiments et provoquer ainsi leur destruction ;
• Structure géologique (facteur 4 à 5) et topographie favorisent l’amplification des vibrations en surface, avec concentration des ondes incidentes sur versants convexes. Les effets sont plus forts sur les lignes de crête, les rebords de plateaux, les sommets ;
• Ruptures de surface avec rejets vertical et/ou horizontal ;
• Liquéfaction des terrains meubles après perte de résistance mécanique du sol sous l'effet des vibrations. Les tassements s’accompagnent du déphasage et de la migration vers la surface de l'eau contenue dans les interstices : le sol devient liquide.
• Un séisme sous-marin peut générer un tsunami extrêmement destructeur. Les masses d’eau mobilisées depuis l’épicentre se transforment en véritable mur d’eau en zone littorale puis en déferlante dont la hauteur peut atteindre plusieurs dizaines de mètres.
• Glissements de terrain
• Amplification de l’activité hydrothermale
• Reprise d’activité volcanique

Les séismes en Islande
En Islande, les séismes sont essentiellement dus à la divergence des plaques américaine et eurasienne. Ce phénomène d’écartement n’étant pas homogène sur la totalité de la dorsale médio-océanique, il y a fracturation de cette dorsale en plusieurs segments, ces segments étant séparés entre eux par des failles transformantes perpendiculaires à l’axe de divergence.
C’est le jeu ou le rejeu de ces failles transformantes qui sur le sol islandais provoquent les séismes les plus importants. Ces séismes sont particulièrement à craindre dans le sud et le sud-ouest du pays, depuis la péninsule de Reykjanes jusqu’aux plaines alluviales de la SISZ (South Iceland Seismic Zone) qui s’étend entre les volcans Hekla et Hengill, où coulent la Þjórsá et le complexe Hvítá-Ölfusá et où se trouvent les communes de Selfoss et Hella. Cette région a été frappée par des séismes puissants en 1732 et 1734, 1784, 1896, 1912 et plus récemment les 17 et 20 juin 2000, ces deux derniers séismes ayant atteint une magnitude de 6,5 sur l’échelle de Richter.

Mesures de prévention
La prévention du risque sismique repose en premier lieu sur l’application de règles de construction parasismiques, qui garantissent seulement, faut-il le rappeler, le non effondrement d’un bâtiment sur ses occupants dans un contexte de sismicité maximale probable sur le lieu considéré.
Comme il n’existe actuellement aucune méthode fiable qui permette de dire avec précision quand un séisme peut survenir, il convient d’être proactif, collectivement et individuellement, en prenant par exemple toutes mesures susceptibles de réduire les risques de dommages et de blessures sur le lieu du domicile :
• Attacher meubles, étagères et objets lourds au sol ou bien aux murs ;
• Ne pas laisser d’objets lourds en haut d’étagères ou accrochés au mur ;
• Sécuriser les équipements de chauffage et radiateurs. Savoir où se trouve le coupe-circuit électrique et le robinet d’arrivée d’eau ;
• Sécuriser l´accrochage des tableaux et des éclairages muraux. Mettre un loquet de sécurité aux portes des meubles de rangement.
• S’assurer qu’aucun objet ne puisse tomber sur les lits.
• S’assurer que les caissons du plafond et le plancher sont correctement fixés.
• S’il existe un risque de tremblement de terre prévisible à court terme (risque de secousse principale faisant suite à des séismes précurseurs ou risque de répliques faisant suite à la secousse principale), éloigner les lits des fenêtres et couvrir ces dernières afin de prévenir les projections de verre si elles venaient à se briser.

 

Pendant un séisme
A l’intérieur d’un bâtiment au moment où se déclenche un tremblement de terre, éviter de rester à proximité :
• De mobilier pouvant tomber.
• D’objets pouvant tomber d’étagères ou de meubles (tout particulièrement dans les cuisines)
• De radiateurs pouvant tomber
• De bris de verre
• De gravats

Ne pas courir pas sans but à l’intérieur, ne pas se précipiter à l’extérieur en paniquant, mais se protéger d’éventuelles chutes d’objets :
• S’accroupir dans l’encadrement d’une porte ouverte,
• Se couvrir la tête,
• Demeurer dans l’embrasure de la porte.
ou
• S’accroupir dans le coin d’une pièce contre des murs porteurs,
• Se couvrir la tête,
• Restant sur place, si possible.
ou
• S’accroupir sous une table,
• Se couvrir la tête,
• Demeurer entre les pieds de la table.

A l’extérieur  
• Trouver un endroit dégagé en s’éloignant des bâtiments et pylônes électriques.
• D’une manière générale, rester à bonne distance de toute structure dont la hauteur vous est supérieure ou égale
• Se baisser et se protéger la tête (avec au moins une main) s’il n’est pas possible de gagner un endroit dégagé
• Risque de glissements de terrain en montagne : éviter sommets et pieds de versants
• Risque d’éboulement dans les fjords : ne pas rester à proximité des versants les plus raides
• Risque d’écroulement rocheux sur la côte : éviter hauts et pieds de falaises
• Au volant d’un véhicule, s’arrêter dans un endroit sûr

Après un séisme
• Mettre des chaussures (si le sol est jonché de débris)
• Se procurer une trousse de premier secours si nécessaire
• Vérifier s’il y a des blessés, et si tel est le cas, appeler le 112. S’il n’est pas possible d’obtenir de l’aide par téléphone, marquer l’endroit de l’accident avec un drapeau
• Couper l’arrivée d’eau et de chauffage s’il y a une fuite non réparable ; couper l’alimentation électrique si la maison est endommagée
• Vérifier qu’aucun feu ne s’est déclaré ; ne pas utiliser pas de flamme s’il existe un risque de départ de feu
• Quitter calmement le domicile si sont état ne permet pas d’y rester. Beaucoup d’accidents surviennent lorsque des personnes, cédant à la panique, tentent de s’enfuir au milieu des débris
• S’habiller en fonction des conditions météorologiques. La voiture constitue souvent la première source de chaleur disponible et dispose en outre d’une radio. Les centres d’aide et de regroupement se situent dans les écoles
• La Sécurité Civile diffuse des communiqués via la radio d’état. (voir dans les instructions générales)
• Ne jamais toucher les pylônes électriques qui ont été abattus

 

RAPPEL :

Dans une situation d’urgence, le téléphone est un outil de sécurité, et doit uniquement servir à relayer des informations vitales. Faites en sorte que vos appels téléphoniques soient le plus brefs possible.


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